La voie de l’alternance
Dis-nous quel métier tu veux faire :
Et trouve les formations accessibles en alternance
Le principe de la formation en alternance est de préparer l'alternant à acquérir une qualification en suivant à la fois une formation au sein d'un établissement habilité tels qu’un CFA (Centre de formation d’apprentis) ou un OF (Organisme de formation) et une formation pratique au sein de l’entreprise. Le contrat signé avec l’entreprise confère à l’alternant le statut de salarié.
L’alternance permet de se former à un métier et de s’intégrer plus facilement à la vie et la culture de l’entreprise. C’est une véritable passerelle vers l’emploi qui consiste à étudier en apprenant un métier au sein d’une entreprise, elle permet ainsi de s’intégrer professionnellement plus rapidement.
L’alternance comprend deux types de contrats : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation qui répondent tous deux au même objectif de montée en compétence du salarié en combinant travail en entreprise et formation théorique.
Quels sont les avantages de l'alternance ?
Obtenir un diplôme ou une qualification au marché de l’emploi
Bénéficier de la gratuité de ta formation et d’une rémunération
Mettre en pratique les enseignements dispensés lors de ta formation
Être formé à ton futur métier sous la responsabilité d’un maître d’apprentissage
Accéder à l’emploi, grâce à l’expérience professionnelle acquise en entreprise
À noter : dans le cadre du contrat d'apprentissage, l'apprenti majeur peut bénéficier de l'aide au financement du permis de conduire B.
L'alternance est possible à tous les niveaux d'étude
- Le Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP)
Le certificat d'aptitude professionnelle est un diplôme national qui atteste d'un premier niveau de qualification professionnelle. Il a pour objectif une entrée directe dans la vie professionnelle mais rend possible également la poursuite d'études. Il permet en particulier l'accès direct en classe de première professionnelle dans une spécialité de baccalauréat professionnel relevant du même secteur.
Le CAP se prépare en 2 ans après la classe de 3ème, soit en lycée professionnel (LP), soit en établissements privés d’enseignement technique ou encore par la voie de l’apprentissage dans un CFA (centre de formation d'apprentis). Dans ce dernier cas, il faudra conclure un contrat d’apprentissage avec un employeur.
La formation alterne enseignements généraux et enseignements technologiques/professionnels. Ces derniers occupent un peu plus de la moitié des heures d'enseignement et se déroulent en atelier, en labo, sur chantier ou sous forme de cours, selon la spécialité.
Si l'emploi du temps en CAP reste proche de celui du collège, la formation intègre néanmoins des périodes régulières de stages en entreprise : de 12 à 14 semaines, réparties sur les deux années, 5 semaines minimum si le CAP est réalisé en un an. Les jeunes qui préparent leur diplôme en alternance sont généralement 3 semaines par mois en entreprise.
- Le Baccalauréat professionnel
Il existe à l'heure actuelle plus de 100 spécialités de baccalauréat professionnel. Les titulaires de ce diplôme sont aptes à exercer une activité professionnelle hautement qualifiée ; ils peuvent également poursuivre des études, notamment en section de technicien supérieur (STS).
Le baccalauréat professionnel peut être préparé par la voie scolaire, dans les lycées professionnels (LP) et les établissements privés d'enseignement technique, par la voie de l'apprentissage dans les centres de formation d'apprentis (CFA) publics ou privés ou dans le cadre de la formation professionnelle continue.
Le cursus de préparation le plus fréquent dure trois ans.
La formation comporte : une période de formation en milieu professionnel (PFMP) : 18 à 22 semaines réparties sur les trois années de formation, selon la spécialité, des enseignements basés sur la maîtrise des techniques professionnelles propres à chaque spécialité et des enseignements généraux.
- Le Brevet de Technicien Supérieur (BTS)
Le brevet de technicien supérieur se prépare en section de technicien supérieur dans un lycée, un centre de formation d’apprentis (CFA) ou un organisme de formation (OF). Cette formation accessible après le baccalauréat ou équivalent comprend des enseignements spécialisés. Elle intègre un ou plusieurs stages en entreprise.
Plus de 100 spécialités de BTS sont proposées, toutes options confondues et permettent d'obtenir un diplôme professionnalisant en deux ans.
- Le Bachelor universitaire de technologie (BUT)
Le Bachelor universitaire de technologie est une formation professionnalisante en trois ans, accessible après le baccalauréat ou équivalent, qui se prépare au sein d’un institut universitaire de technologie (IUT) intégré à une université. Le BUT remplace le diplôme universitaire de technologie (DUT) qui s'obtenait en 2 ans. Le BUT permet à son titulaire de poursuivre facilement des études. Ce diplôme ouvre un large éventail d’opportunités à ses titulaires, mais également aux entreprises qui recherchent de plus en plus ces profils.
La formation alterne cours magistraux (CM) en amphi, travaux dirigés (TD) et travaux pratiques (TP) en petits groupes, projets tutorés et stages.
Tout comme en BTS, les stages (de 22 à 26 semaines au total sur trois ans), les travaux dirigés (TD) les travaux pratiques (TP) en petits groupes et les projets tutorés constituent la composante principale de la formation, en alternance avec les cours magistraux. C’est pourquoi, les semaines de cours sont très chargées (de 35 à 40 heures par semaine en moyenne).Le diplôme est délivré sur la base du contrôle continu. Une validation des connaissances est organisée à la fin de chaque semestre (30 crédits par semestre). Le BUT correspond à 180 crédits européens (ECTS) donnant le grade de licence, ce qui facilite la poursuite d’études et la reconnaissance du diplôme au niveau européen.
Plusieurs IUT pratiquent la « rentrée décalée » permettant aux étudiants en réorientation d’intégrer leur cursus en janvier ou février.
- Licence professionnelle
La licence professionnelle est un diplôme national de niveau bac + 3 qui confère à son titulaire le grade de licence (180 crédits européens ou ECTS). Mis en place en partenariat avec les entreprises et les branches professionnelles, ce diplôme est conçu pour permettre une insertion professionnelle rapide. Il répond aux engagements européens qui prévoient un cursus licence adapté aux exigences du marché du travail en Europe ainsi qu'à la demande de nouvelles qualifications, entre le niveau technicien supérieur et le niveau ingénieur-cadre supérieur.
La licence professionnelle s’adresse directement aux bacheliers et permet de dynamiser l’alternance sur l’ensemble du premier cycle de l’enseignement supérieur. Elle prend le nom de « bachelor universitaire de technologie (BUT) » lorsqu'elle est préparée par un institut universitaire de technologie (IUT.).
Il existe à ce jour plus de 170 mentions de licence professionnelle couvrant une large palette de métiers dans tous les secteurs professionnels.
- Le Bachelor
Le Bachelor, deux mots d’ordre : professionnalisation et internationalisation !
Le programme pédagogique proposé est en effet dominé par le concret, et les matières transversales sont tournées de manière à servir la professionnalisation. Les longs mois de stage, l’alternance et les immersions professionnelles fréquentes viennent par ailleurs appuyer cette orientation.
S’il permet également de poursuivre vers un Master 1, le Bachelor est avant tout pensé pour favoriser l’insertion professionnelle dès la sortie de l’école, et dans des secteurs très variés.
- Le Master 1 – Master 2
Le master est un diplôme national de l’enseignement supérieur délivré par un établissement public comme une université ou un titre validant un deuxième cycle de l’enseignement supérieur qui peut être délivré par des établissements non universitaires comme les écoles d’ingénieurs. Il valide 5 années d’études après le baccalauréat (niveau Bac+5) et se déroule sur deux années, après l’obtention d’un titre ou diplôme de niveau Licence (Bac+3) conférant 180 crédits européens (ECTS).
Pour obtenir le Master, il est nécessaire de valider 120 crédits européens (ECTS), soit un total de 300 à la sortie.
Plusieurs types de Masters sont disponibles, notamment :
- Le Master Universitaire obtenu après une Licence Bac+3 et qui précède le Doctorat de niveau Bac+8.
- Le Master octroyé par les grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs.
- Le Msc ou Master of Science nécessitant un programme international de 12 à 18 mois obtenu auprès des grandes écoles.
Le Master en alternance constitue la dernière étape avant d’intégrer le monde professionnel. Aujourd’hui, les candidats à l’alternance ont l’embarras du choix quant aux organismes de formation proposant ce type de cursus, puisqu’on recense plusieurs centaines de masters dispensés par de très nombreux établissements à l’échelle nationale.
Suivant l’âge et le profil du candidat, la formation de master en alternance est accessible en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation.
- Le Mastère spécialisé
Le Mastère Spécialisé vise à former des cadres de haut niveau. C’est un diplôme de niveau bac+6 qui s’effectue après un bac+5 (dérogations possibles à bac+4 et bac+3). Il se déroule sur 12 mois et dure 2 ans au maximum. Ce diplôme permet d’approfondir ses compétences. Il est accrédité par la CGE (Conférence des Grandes Écoles), et se termine par une mission, suivie d’une thèse professionnelle. Seules les écoles appartenant à la Conférence des Grandes Écoles sont habilitées à délivrer un diplôme de Mastère Spécialisé.
Un Mastère Spécialisé s’adresse principalement à deux types de profils :
- de jeunes diplômés, titulaires d’un Master 2 (ou d’un titre ou diplôme de même niveau), qui veulent se spécialiser et obtenir une double compétence (ingénieur, manager, pharmacien, vétérinaire, juriste, ingénieur, architecte, etc.) complétant leur cursus initial,
- des professionnels disposant d’un Master 1 et de trois ans ou plus d’expérience et qui veulent obtenir une compétence spécifique pour progresser professionnellement.
Le Mastère Spécialisé se distingue des autres diplômes de même niveau en cumulant à la fois expertise professionnelle, connaissance académique et expérience professionnalisante. La formation est d’un très bon niveau académique puisqu’elle est assurée par des enseignants-chercheurs de haut niveau. Elle permet aux étudiants généralistes de devenir de véritables experts dans des domaines pointus.
Résultats en France :
La story de mon alternance
Toutes les questions que tu te poses concernant l'Alternance
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Le contrat d’apprentissage
Quels publics ?
- Les jeunes âgés de 16 à 29 ans révolus ;
- Dans certaines situations, il est possible d’entrer en apprentissage au-delà de 29 ans révolus, par exemple :
- Pour préparer un diplôme ou titre de niveau supérieur à celui déjà obtenu dans le cadre d’un précédent contrat,
- En cas d’échec aux examens et de conclusion d’un nouveau contrat avec un autre employeur,
- Lorsqu’un contrat est conclu après rupture du précédent pour une cause indépendante de la volonté de l’apprenti ou pour inaptitude.
- Aucune limite d’âge ne s’applique si l’apprenti est en situation de handicap, s’il a un projet de création ou de reprise d’entreprise nécessitant la possession d’un diplôme ou titre spécifique ou s’il est inscrit sur la liste nationale des sportifs de haut niveau.
À noter : les jeunes ayant achevé le premier cycle de l’enseignement secondaire (fin de 3ème) peuvent être inscrits en apprentissage dès lors qu’ils ont atteint l’âge de 15 ans et un jour. S’ils n’ont pas atteint cet âge, ils peuvent démarrer leur formation théorique, sous statut scolaire, dans un lycée professionnel ou dans un centre de formation d’apprentis (CFA).
Quels employeurs ?
- Les entreprises relevant du secteur artisanal, commercial, industriel, agricole ainsi que les employeurs du milieu associatif et des professions libérales ;
- Les employeurs du secteur public non industriel et commercial (fonctions publiques d'État, territoriale et hospitalière, ainsi que les établissements publics administratifs). Des règles spécifiques peuvent s’appliquer aux apprentis accueillis dans ces structures.
Le contrat de professionnalisation
Quels publics ?
- Les jeunes âgés de 16 à 25 ans ;
- Les demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus ;
- Les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
- Les personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé.
Quels employeurs ?
- Tout employeur assujetti au financement de la formation professionnelle continue.
À noter : l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics administratifs ne peuvent pas conclure de contrat de professionnalisation.
Quels établissements de formation ?
- Pour l’apprentissage : des Centres de Formation d'Apprentis (CFA), des CFA d'entreprise ou des organismes de formation par apprentissage (OFA).
- Pour la professionnalisation : des organismes de formation (OF) déclarés comme tels auprès de la Préfecture de Région et disposant d'un numéro de déclaration d'activité.
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Le contrat d’apprentissage a pour but d’obtenir un diplôme d'État (CAP, BAC, BTS, Licence, Master,…) ou un titre à finalité professionnelle inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), ou encore un titre professionnel du ministère du Travail.
Le contrat de professionnalisation a pour but d'acquérir une qualification professionnelle reconnue : il peut s’agir d’un diplôme ou d’un titre enregistré au RNCP, ou d’un certificat de qualification professionnelle (CQP), ou encore d’une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale.
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Le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation peuvent être conclus pour une durée limitée ou à durée indéterminée (CDI). Dans ce cas, le contrat débute alors par une période de formation en alternance puis se poursuit comme un CDI classique.
La durée du contrat varie en fonction de la formation choisie :
- De 6 mois à 3 ans pour le contrat d’apprentissage, voire 4 ans pour les apprentis en situation de handicap ou les sportifs de haut niveau.
- De 6 mois à 2 ans pour le contrat de professionnalisation, voire 3 ans dans certains cas (jeunes non qualifiés, demandeurs d’emploi depuis plus d’un an, bénéficiaires de minima sociaux).
La durée de la formation représente :- Au moins 25 % de la durée totale du contrat d’apprentissage (ou de la période d’apprentissage) ;
- Entre 15 % et 25 % de la durée du contrat de professionnalisation, sans pouvoir être inférieure à 150 heures, sauf dérogations de branche pouvant prévoir une durée de formation supérieure à 25 % de la durée du contrat.
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Dans le cadre du contrat d’apprentissage, l’apprenti bénéficie d’une rémunération variant en fonction de son âge ; en outre, sa rémunération progresse chaque nouvelle année d’exécution de son contrat. Le salaire minimum perçu par l’apprenti correspond à un pourcentage du Smic ou du SMC (salaire minimum conventionnel de l’emploi occupé) pour les plus de 21 ans.
Dans le cadre du contrat de professionnalisation, la rémunération de l’alternant varie en fonction du niveau de son niveau de formation initiale et de son âge.
À noter : des dispositions conventionnelles ou contractuelles peuvent prévoir une rémunération plus favorable de l’alternant (apprenti ou bénéficiaire d’un contrat de professionnalisation).
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Quelles conditions de travail ?
L’alternant est un salarié à part entière. À ce titre, les lois, les règlements et la convention collective de la branche professionnelle et celle de l’entreprise lui sont applicables dans les mêmes conditions qu’aux autres salariés.
Le temps de travail est identique à celui des autres salariés. L’employeur doit permettre à l’alternant de suivre les cours théoriques professionnels. Ce temps de formation en CFA ou en organisme de formation est compris dans le temps de travail effectif.
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L'apprenti et l’alternant en contrat de professionnalisation ont droit aux congés payés légaux soit 5 semaines de congés payés par an. Des congés supplémentaires peuvent être prévus par la convention collective ou par un accord applicable à l’entreprise.
À noter : l'employeur a le droit de décider de la période à laquelle les salariés peuvent prendre des congés.
Si l’apprenti a moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédant la demande, il peut demander des congés supplémentaires sans solde, dans la limite de 30 jours ouvrables par an.
Cas spécifiques :
1. Congés maladie
- Les alternants peuvent bénéficier d’un arrêt de travail en cas de maladie ou d’accident. Pendant cet arrêt, l’alternant ne doit pas travailler. Il ne doit pas non plus suivre sa formation, y compris à distance, sauf si le médecin délivre une autorisation écrite en ce sens.
2. Congés maternité et paternité
- Une alternante peut bénéficier d'un congé maternité selon les règles en vigueur.
- Un alternant peut aussi bénéficier d'un congé paternité.
3. Congés pour la préparation à l'examen
- Pour la préparation de ses épreuves, l'apprenti a droit à un congé supplémentaire de 5 jours ouvrables dans le mois qui les précède. Ces jours s'ajoutent aux congés payés et sont rémunérés.
4. Journée d'appel de préparation à la défense
- Les salariés âgés de 16 à 25 ans bénéficient d'une autorisation d'absence exceptionnelle d'1 jour pour participer à la journée d'appel de préparation à la défense. Cette absence n’entraîne pas de perte de salaire.
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Comment formaliser un contrat en alternance ?
Pour le contrat d’apprentissage
Le contrat d’apprentissage doit être établi par écrit à l’aide du formulaire Cerfa 10103*13 (et sa notice) signé par l’employeur et l’apprenti, ou son représentant légal s'il est mineur).
Le contrat précise le nom du ou des maîtres d’apprentissage, ainsi que l’emploi occupé et les diplômes qu’ils détiennent. L’employeur atteste que le(s) maître(s) d’apprentissage désigné(s) dans le contrat rempli(ssen)t bien les critères exigés pour exercer ces fonctions.
Avant le début de l’exécution du contrat ou, au plus tard, dans les 5 jours ouvrables qui suivent celui-ci, l’employeur transmet à son opérateur de compétence (OPCO) le contrat d’apprentissage accompagné de la convention de formation et le cas échéant de la convention d’aménagement de durée. Si une mobilité internationale est prévue pendant le contrat, l’employeur transmet également à l’OPCO la convention organisant cette mobilité. Les transmissions peuvent se faire par voie dématérialisée.
L’OPCO statue sur la prise en charge financière dans un délai de 20 jours à compter de la réception de l’ensemble des pièces.
Le refus de prise en charge financière est notifié aux parties, par décision motivée ainsi qu’au centre de formation d‘apprentis. La notification peut être faite par voie dématérialisée.
Attention : le dépôt du contrat conditionne le versement de l'aide aux employeurs d'apprentis.
Les employeurs du secteur public adressent leurs contrats à la DDETS (Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités) ou à la DDETSPP (Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations) dont ils dépendent. La transmission peut aussi se faire par voie dématérialisée.
Pour le contrat de professionnalisation
Le contrat de professionnalisation doit être établi par écrit à l’aide du formulaire Cerfa 12434*05 (et sa notice). Il est accompagné du document précisant les objectifs, le programme et les modalités d’organisation et de sanction de la formation.
Au plus tard dans les 5 jours suivant la conclusion du contrat, l’employeur envoie le contrat de professionnalisation à l’opérateur de compétences (OPCO) dont il dépend.
À noter : l’OPCO est l'organisme auquel l'entreprise verse annuellement la contribution formation professionnelle.
Il est toutefois conseillé aux employeurs de déposer le dossier avant le début de l’exécution du contrat de professionnalisation, afin de s’assurer auprès de l’OPCO de sa conformité et de la prise en charge des dépenses de formation.
L’OPCO dispose de 20 jours pour prendre une décision de prise en charge financière de la formation et rendre un avis sur la conformité du contrat. À défaut de réponse dans ce délai, l’OPCO prend en charge le contrat de professionnalisation et le contrat est réputé déposé.
Si l’organisme refuse la prise en charge financière au motif que les mentions figurant dans le contrat sont contraires à une disposition légale ou conventionnelle, il notifie sa décision motivée à l’employeur et au salarié titulaire du contrat.
Après avis de conformité et confirmation de la prise en charge des dépenses de formation, l’OPCO dépose le contrat auprès de la DREETS (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) du lieu d’exécution du contrat, sous une forme dématérialisée.
Comment ça marche l’alternance ?