Pratique courante dans les pays anglo-saxons

De plus en plus de jeunes français décident d’effectuer une année de césure dans le cadre de leur scolarité. Il s’agit d’un vrai projet basé sur d’une démarche volontaire, qui peut prendre plusieurs formes : un voyage ou une expérience professionnelle.


Attention ! Il ne s’agit en aucun cas d’une année « sabbatique » ou de « vacances », c’est une démarche qui s’inscrit pleinement dans le cursus scolaire, qui vient le compléter et l’enrichir.

L’objectif est donc clair, l’année de césure doit « favoriser un projet personnel et professionnel pour mener à bien une action de bénévolat, effectuer un service civique, conduire un projet associatif, d’entreprenariat étudiant ou occuper un emploi ».


Cette démarche est de plus en plus perçue comme un atout par de futurs employeurs, il faut néanmoins veiller à bien la préparer et la valoriser afin qu’elle s’inscrive pleinement dans votre formation !


Bien préparer son année de césure

Il ne faut pas se lancer dans une année de césure sur un coup de tête ! En fonction des objectifs poursuivis (perfectionner une langue, découvrir un métier, conforter un choix de formation et d’orientation professionnelle, etc.), il faut choisir le bon moment et/ou la bonne année.

Elle s’inscrit obligatoirement dans un cursus scolaire, et s’appuie donc toujours sur une convention avec un établissement scolaire.


C’est un véritable projet, pour lequel on s’engage sur une période de 6 mois ou un an. Sa préparation s’anticipe au maximum. Car contrairement à une année « Erasmus » très encadrée, vous organiserez personnellement votre année de Césure de A à Z !


Posez-vous les bonnes questions :

Pour perfectionner une langue : 

Souhaitez-vous étudier ou travailler dans un pays étranger ?

Lequel ?

Combien de temps ?

Comment allez-vous subvenir à vos besoins ?

Où allez-vous vous loger ?

Même chose pour un projet associatif, de bénévolat :

Avec quelle association ?

Pour venir en aide à quel type de population ?

Dans quel pays ?

Pour un stage en entreprise :

Quel type d’entreprise ?

PME, grands groupes, startup ?

Pour quel salaire ?

En France ou à l’étranger ?


Quelles que soient les réponses, la question la plus importante est : est-ce cohérent et complémentaire avec mon parcours scolaire et ma formation ? Si la réponse est oui, alors foncez !


Les atouts d’une année de césure à valoriser

Les atouts d’une année de césure bien préparée sont nombreux, et il faut savoir les mettre en valeur pour que cette expérience apparaisse comme un vrai « plus » pour vous et surtout aux yeux d’un potentiel employeur.


Au-delà des compétences acquises, votre démarche démontre une capacité d’initiative, de prise de risque, une ouverture aux autres, et de manière générale, la capacité à mettre en place un projet et à le concrétiser. En effet : trouver un stage, un logement, planifier un voyage, etc. illustre des facettes de votre personnalité qui peuvent plaire à un futur employeur, et traduisent votre sens de l’autonomie, votre capacité de s’adapter à des situations diverses. De la même manière, le fait de travailler un an en entreprise pour conforter un choix de formation avant la poursuite de son cursus, démontre un vrai sens des responsabilités et une grande maturité.


Bien valoriser ces atouts

Pour cela, l’année de césure doit apparaître en bonne place dans votre CV. Détaillez les missions que vous avez effectuées en ciblant les plus pertinentes au regard du poste recherché.


En fonction de la forme que prend votre année de césure, la place dans le CV peut évoluer. S’il s’agit d’un voyage ou d’une expérience dans le secteur associatif, elle peut figurer dans la catégorie « centres d’intérêts ». S’il s’agit d’un stage en entreprise, ou d’un véritable travail dans une association, elle peut alors être dans la catégorie « expériences ».


Il ne faut pas non plus que votre année de césure prenne trop d’importance dans votre CV par rapport aux différentes étapes de votre formation. Souvenez-vous que votre année de césure doit, avant tout, être cohérente et complémentaire avec votre parcours scolaire.


Ne soyez pas frustré(e) ! Vous pourrez la détailler davantage dans votre lettre de motivation, en expliquant la façon dont vous avez construit votre projet, les objectifs que vous vous étiez fixés et ceux que vous avez atteints.


Chaque type d’expérience présente des atouts : par exemple dans le cas d’un voyage à l’étranger, expliquez les étapes de sa préparation et de son déroulement. Le futur employeur doit comprendre que ce voyage a été construit et réfléchi et qu’il ne s’agissait pas de vacances au soleil ! Détaillez ce que vous y avez appris : l’apprentissage d’une langue, d’une culture, de nouvelles pratiques en entreprise.


Le projet humanitaire est en soi porteur de sens. Il peut néanmoins prendre une place différente en fonction du moment de votre parcours où vous l’avez effectué, en fonction de votre implication et votre niveau de responsabilité, il peut s’apparenter à une véritable expérience professionnelle.


Le stage en entreprise sur une longue période (un an) est également très attractif pour un potentiel futur employeur car cela démontre votre capacité à intégrer le monde du travail, à travailler en équipe, à respecter les codes de l’entreprise comme la hiérarchie par exemple.


L’entreprise entrepreneuriale, quelle qu’en soit l’issue, vous apprendra beaucoup en termes de gestion de projet, de prospection. Peu importe finalement si vous créez la startup du siècle, votre recruteur appréciera votre capacité à mener à bien une création d’entreprise.


L’année de césure a mis du temps à s’imposer comme un véritable atout dans le cadre d’une formation. Les employeurs perçoivent désormais les avantages d’une telle démarche. Il existe de multiples manières de mener à bien un tel projet, choisissez celui qui correspond à vos envies et à vos objectifs professionnels !